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le brochet

 
Comment le reconnaitre?
La silhouette du brochet est caractéristique. Son corps est allongé et comprimé latéralement, sa tête est basse à museau élancé et plat, formant un bec de canard, et sa bouche offre une large ouverture. Sa dentition est composée d'environ 700 dents solides de dimensions variées, implantées partout, sur le palais, sur les arcs labiaux, sur la mâchoire supérieure (où elles sont les plus nombreuses), sur la mâchoire inférieure et proéminente (où elles sont les plus grosses et les plus rares). La gueule est puissante, large et concave; les yeux sont placés un peu au-dessus, dans une position qui permet au brochet de voir dans toutes les directions. Il possède une seul nageoire dorsale, haute et courte, située pres de la queue et à l'opposé de la nageoire anale de forme presque identique. La nageoire caudale est développée et puissante, peu échancrée; les nageoires ventrales sont moyennes comme le sont aussi les nageoires pectorales; ces dernières se trouvent sous les ouvertures branchiales qui sont très grandes.

Comportementbrochet
Même jeune, le brochet s'éloigne de ses semblables et vit en solitaire, choisissant un coin dans les eaux calmes, peu profondes, très herbeuses, riches en joncs et en roseaux sur la rive. Il aime aussi les étangs, les launes, les bras morts et les embouchures des petits affluents. Au fur à mesure que l'herbe croit, il recherche des zones plus profondes, mais toujours proches de la rive, dans lesquelles il se déplace à la recherche de la nourriture. Adulte, il rejoint des zones profondes à eau calme ou close, encombrées d'algues et d'herbes paludéennes, de hauts roseaux, d'îlots de végétaux flottants à racines profondes, des branchages, des troncs, des épaves immergées, si ces zones sont toujours poissonneuses. Le brochet ne chasse pas, mais attend ses victimes auxquelles il tend des embuscades. Il attaque de façon foudroyante poissons et amphibiens qui passent, ignorants du danger.

Un sprinteur féroce
Tout, chez le brochet, souligne l'aspect de férocité et justifie sa réputation de prédateur vorace. La forme longue du corps et la disposition en arrière des nageoires en font un "sprinteur" véloce, au bond rapide et puissant, qui mord la victime de passage sans toutefois prolonger sa course. Le brochet renonce à une longue poursuite, pour revenir à son coin d'embuscade dans l'attente d'un autre poisson imprudent.



alimentation brochet
Alimentation

C'est le prédateur le plus insatiable des eaux douces. Il mange en un jour des proies pouvant atteindre 30% de son propre poids, mais sa digestion est très lente: il peut mettre trois jours pour digérer un poisson de 300g. Alevin, il se contente de daphnies (petits crustacés se trouvant dans le plancton); ensuite il s'attaque aussi à des poissons beaucoup plus gros comme des gardons, des ablettes, des rotengles, et même d'autres brochets; il mange aussi des grenouilles, des souriceaux et même des petis oiseaux qu'il saisit par les pattes. Il arrive même qu'il morde le museau d'animaux en train de s'abreuver.

Croissance
Au printemps, la femelle dépose de 50 000 à 100 000 oeufs pour chaque kilo de son poids. L'éclosion intervient 10 à 20 jours après, et les alevins, longs de 7 à 8mm, se collent aux tiges des herbes aquatiques au moyen de papilles adhésives placées près de la bouche, restant immobiles sans se nourrir durant quelques jours jusqu'à résorption du sac vitellin. Au bout de 2 semaines ils commencent à se nourrir. Leur croissance est rapide: à 1an, les mâles mesurent 25cm de long, les femelles 40cm. Le brochet vit 10 à 15ans, certaines femelles de 30ans atteignent 1,50m et dépassent 30kg.




Comment le pêchet?
position brochet
Les appâts

Les meilleurs appâts naturels sont des poissons de 8 à 15cm, provenant de préférence du lieu où vit le brochet: gardons, ablettes, rotengles, chevesnes, perches-soleil (auxquelles on coupe la nageoire dorsale piquante). On peut aussi employer des grenouilles et des gros vers. Si on pêche avec des leurres artificiels, on choisira une cuiller tournante de 9-12g, à palette allongée simple ou double (en tandem), à surface brillante, striée ou pointée de rouge, avec un petit chaton de laine rouge, ou encore une cuiller ondulante de 10-15g, brillante et colorée de rouge ou avec un pompin de la même couleur. On utilise aussi des poissons-nageurs.

Pêche au vif
C'est celle qui donne les meilleurs résultats en toutes saisons, mais surtout en automne. On prend une canne robuste de 3 à 3,50m avec moulinet, une ligne en 30-40/100; sur le bas de ligne métallique, on monte un hameçon à une, deux ou trois branches inégales.

Au poisson mort manié
On utilise les poissons déjà cités, tout juste morts et eschés sur des montures permettant de "faire vivre" devant le brochet pour déclencher son réflexe d'attaque. Cette technique, dite "dandine", est surtout adaptée aux mois froids.

Au lancer
On utilise l'un des leurres artificiels cités, en respectant tous les postes à brochets. Il faut effectuer une récupération alternée et irrégulière, à ras du fond en hiver, à mi-hauteur d'eau en automne et quasiment en surface au printemps et en été.


Pêche en bateau
Si on pêche près du bord dans une barque à l'ancre, on peut recourir à une des techniques déjà décrites. Si on opère d'une embarcation en mouvement, on pêche profond avec une ligne de traîne armée d'un leurre artificiel: cuiller ou poisson-nageur.


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